La prêle des champs
(Equisetum arvense) est une plante vivace de 0,20 à 0,50m. La tige fertile, non chlorophylienne, mesure 10 à 25 cm; elle supporte non pas un fruit, mais un épi sporangifère.On trouve la prêle des champs dans les champs, les remblais, sur les talus. Celle qui pousse sur des sols purement argileux a la plus grande force thérapeutique.
Il est évident que l’on évitera la prêle provenant des champs engraissés chimiquement.
La prêle aux branchelettes fines est trouvée principalement dans les bois et aux orées des bois. Elle aussi possède des vertus curatives.
Dans la médecine populaire, cette plante simple était déjà très connue dans les temps anciens, en particulier pour son action hémostatique et pour ses succès en cas de maladies des reins et de la vessie.
Cependant, elle est tombée dans l’oubli au cours du temps. Ce ne fut personne de moindre que notre grand abbé et médecin naturaliste Kneipp qui aida la prèle à retrouver son importance d’autrefois. Il la déclare « simplement irremplaçable et inestimable » en cas d’hémorragies, de vomissements de sang, de troubles de la vessie et des reins et de calculs.
Il déclare que la prêle des champs fournit de très grands services en cas de troubles anciens, de plaies qui suppurent, même en cas de tumeurs cancéreuses et de carie des os de la jambe. Elle purifie, dissout, et élimine toutes les substances toxiques en les brûlant. On enveloppe souvent la plante humide et chaude dans des linges mouillés et on les pose sur la partie malade.
L’abbé suisse Kuenzle mentionne que tous les hommes devraient, à partir d’un certain âge, boire quotidiennement et régulièrement une tasse de tisane de prêle des champs. Toutes les douleurs dues aux rhumatismes, à la goutte et au mauvais fonctionnement du système nerveux disparaîtraient et tous les hommes auraient une belle vieillesse.
En cas de cystites douloureuses et de douleurs spasmodiques, il n’existe pas de meilleur remède qu’une décoction ébouillantée de prêle des champs, dont on a laissé les vapeurs faire de l’effet sur la vessie, le patient étant enveloppé dix minutes dans un peignoir de bain. Lorsque l’on répète le processus plusieurs fois, les maux disparaissent rapidement.
Les personnes âgées qui ont des difficultés soudaines de miction et se tordent de douleur parce que l’urine ne s’écoule plus que par gouttes ou pas du tout, sont libérées de leurs douleurs par ces vapeurs très chaudes de prêle des champs, sans que le médecin doive poser une sonde pour retirer l’urine.
En cas de calculs néphrétiques et urinaires, l’on fait des bains de siège très chauds à la prêle, tout en buvant par gorgées de la tisane chaude de prêle des champs, on retient son urine, afin de l’évacuer par la suite sous grande pression. De celle façon, la plupart des calculs s’en vont.
Façons d’utiliser la prêle des champs !
Bains de siège :
mettre 100 g de prêle des champs à macérer dans de l’eau froide pendant la nuit, réchauffer le lendemain jusqu’à ébullition, et ajouter à l’eau du bain. La durée du bain est de 20 minutes.
Ne pas se sécher, passer un peignoir alors qu’on est encore humide, transpirer au lit 1 heure. L’eau du bain doit recouvrir les reins.
Teinture :
mettre à macérer 10 g de prêle des champs fraîche dans 50 g d’eau-de-vie véritable. Laisser reposer 14 jours au soleil ou près d’une source de chaleur. Remuer tous les jours!
Bouillie :
bien laver de la prêle des champs fraîche, la broyer sur une planche de bois jusqu’à obtention d’une bouillie.
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