LES GRANDES CLÉS POUR SE LIBERER DE LA PEUR

Publié le par bea attitude

 

L’ESTIME DE SOIS

 

Lorsqu’on est confronté à la peur à un niveau beaucoup plus immédiat, sans en faire une grande réflexion métaphysique et sans nécessairement commencer à faire un travail en profondeur - qui reste quand même le but ultime -, il est intéressant de savoir aussi que les peurs sont très liées à une problématique qui peut se résumer de la manière suivante : Je ne serais pas en mesure d’assumer.

 

En effet, derrière la peur, il y a toujours une problématique d’estime et de confiance en soi. Lorsqu’on analyse le phénomène de la peur jusqu’à ses racines, on découvre que, finalement, la véritable peur, c’est quand on n’arrive pas à faire face à quelque chose. Quelle que soit la forme de la peur, quand on remonte de forme en forme, de cause en cause, il est vrai qu’on en arrive toujours à cet ultime retranchement de la peur qui nous fait dire : “je ne sais pas si je pourrais assumer. Je crains de ne pas pouvoir assumer telle situation, telle expérience qui se présente.”

 

On sait donc que, hormis ce premier point que nous allons travailler sérieusement dans cette étude - à savoir que la peur est liée à un état de rupture, de séparation avec la source, avec l’autre , avec soi-même -, on aura aussi à travailler sur ce problème de l’estime de soi. On aura donc à travailler sur un problème (qui n’est d’ailleurs pas indépendant du premier) de confiance en soi et, pour réduire considérablement l’impact de la peur, on devra parvenir à pouvoir affirmer cette grande clé : Tout peut m’arriver, je saurais faire face !

 

C’est la phrase-clé ! Si vous ne retenez que cela pour aujourd’hui, ce sera déjà un grand pas accompli. C’est la clé qui concerne la cause profonde de la peur, à savoir cette méfiance et ce manque d’estime par rapport à soi-même qui nous amène à douter de notre capacité à assumer les situations auxquelles nous serons confrontés.

 

Il va de soi que cette capacité de pouvoir faire face ne peut provenir que de l’intérieur de soi-même. C’est pourquoi je tacherai d’expliquer une démarche qui consiste à reprendre contact avec notre dimension intérieure. Beaucoup d’auteurs, mêmes certains qui n’oeuvrent pas sur le terrain de la spiritualité, lorsqu’ils parlent de la peur, débouchent toujours sur quelque chose qui ressemble à cette spiritualité dans le sens où cela nécessite de puiser dans nos réalités et forces intérieures, ceci afin de pouvoir faire face de manière efficace et précise.

 

En effet, dans la mesure où vous avez vraiment conscience qu’il y a en vous une force qui est présente et illimitée, vous pouvez toujours faire face, non pas en étant seul(e), non pas en ne comptant que sur votre valeur propre (ce qui est déjà énorme), mais parce que vous savez aussi vous relier à quelque chose de plus grand que vous.

 

Tous les grands sages nous invitent toujours à lutter contre la peur de l’intérieur vers l’extérieur. St Augustin disait plus précisément : “De l’extérieur vers l’intérieur, et de l’intérieur vers le supérieur.” Effectivement, gardons à l’esprit qu’à l’intérieur, il y a un espace qui nous relie à une instance supérieure à notre conscience et à laquelle nous devons savoir nous rattacher si nous voulons pouvoir traverser les épreuves de la vie de façon correcte et harmonieuse. Donc, ce mouvement de l’extérieur vers l’intérieur et de l’intérieur vers le supérieur est aussi une grande clé pour transcender la peur et c’est pourquoi nous reviendrons aussi sur cet aspect. LE LANGAGE

 

Pour un peu mieux comprendre comment il est possible de se libérer de ses peurs, il y a aussi tout un travail à faire au niveau de notre vocabulaire. Les Anciens nous disent que ce qui souille l’homme n’est pas ce qui entre en lui mais ce qui en sort. En effet, la parole a un pouvoir de se matérialiser et c’est pourquoi le choix des mots a une très grande importance.

 

Lorsqu’on veut vraiment faire un travail sur soi qui puisse nous permettre de retrouver cette estime de soi, de retrouver cette possibilité que l’on a de passer de l’extérieur à l’intérieur et de l’intérieur au supérieur, c’est-à-dire de se relier à soi-même et à la Source -, eh bien, il faut savoir que le vocabulaire est très important çà ce niveau !

 

Le Dr. Suzanne Geffers, dans ses ouvrages, nous dit que pour lutter contre nos peurs et pour les transcender, il y a tout un vocabulaire à transformer quotidiennement, dans l’expérience de tous les jours, parce que ce que l’on pense et ce que l’on dit conditionne notre vie quotidienne avec un impact beaucoup plus important que ce que l’on s’imagine.”


Je vous invite donc à faire un travail qui consistera, pour les jours qui viennent, à porter une attention très particulière à votre langage. Vous allez devoir, quotidiennement, faire attention à la façon dont vous pensez les choses et à la façon dont vous les formulez. Vous allez faire ce travail sur des points précis définis. Ainsi, vous pourrez vérifier par vous-même s’il n’y a pas quelque chose de libérateur par rapport au problème de la peur. Je suis convaincu que si vous faites sérieusement ce travail de transformation de votre langage et de votre façon de penser les choses, il y aura une transformation importante par rapport à votre propre problématique au niveau de la peur.


Voyons les éléments les plus intéressants :


Les choses à ne pas dire et les choses à dire.


Ce qu’il ne faut pas dire, c’est “Je ne peux pas”. Lorsque vous vous retrouvez dans une situation où vous avez envie de dire “Je ne peux pas”, dites plutôt “je ne veux pas”. Tachez de voir ce que cela implique de passer de l’une à l’autre de ces deux affirmations. Vous verrez le changement au niveau de la façon de penser et au niveau de la façon de les dire (puisque c’est là que vous matérialisez concrètement votre pensée).

 

Il a été largement démontré que le langage est un pouvoir puissant. Par exemple, lorsqu’un juge dit, à l’issu d’un procès, que vous êtes coupable, c’est juste un mot qu’il prononce et pourtant ca fait toute la différence, n’est-ce pas ? Idem pour le jour du mariage lorsque vous dites : “Oui, je le veux”, ce ne sont que quatre mots mais vous voyez l’impact considérable que ceux-ci peuvent avoir sur votre vie ?

 

Etant pleinement conscient que la parole est créatrice, si vous dites “Je ne peux pas”, il y a toute une dynamique intérieure qui se met en place par le fait que, d’une part, pour le dire vous l’avez pensé, et d’autre part, qu’en le disant vous le matérialisez. Cela crée en vous un esprit d’impuissance face à une situation. Alors que si vous dites “Je ne veux pas”, d’abord c’est beaucoup plus conforme à la réalité, et cela donne une dimension totalement différente dans votre rapport avec la chose en question.

 

Donc, travaillez déjà là-dessus : Ne dites plus :

“Je ne peux pas”, mais dites “Je ne veux pas”.

 

Voici une petite liste sur laquelle vous pouvez aussi travailler :

 

- Il ne faut pas dire : “Je devrais” mais “Je pourrais”. Là encore, saisissez bien toute la nuance.

 

- Il ne faut pas dire : “Ce n’est pas de ma faute” mais “Je suis pleinement responsable” ; ici, c’est même très important car on a tous cette tendance à dire “C’est pas de ma faute !”, cette manie de toujours se déresponsabiliser. Donc, si vous vous entendez le dire, vous vous reprenez tout de suite et vous dites “Je suis pleinement responsable”. Et si vous entendez quelqu’un dire “C’est pas de ma faute”, vous lui répondez “Tu es pleinement responsable !” Cultivez toujours (avec amour et humour) ce sens de la responsabilité !

 

- Il ne faut pas dire : “C’est un problème” mais plutôt : “C’est une chance”.

 

- Il ne faut pas dire “Que vais-je faire ?”, mais il faut dire “Je vais assumer”.
Il ne faut pas dire “C’est affreux” , mais il faut dire “C’est une belle leçon”.
Il ne faut pas dire “Je ne suis pas satisfait”, mais il faut dire “J’ai envie d’apprendre”.

 

- Un petit dernier : Il ne faut pas dire “La vie est un combat”, Il faut dire “La vie est une aventure”.

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Publié dans Exercices

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