Le sentiment d'isolement et de séparation
Le bébé qui vient de naître ne sait pas encore complètement qu'il est un individu séparé de sa mère. Il a certes ressenti la séparation physique mais comme le contact sensoriel subsiste, il a l'illusion de faire toujours partie de sa mère en tant qu'organe.
Le contact par la peau avec sa mère, par le goût du lait qui le nourrit et la reconnaissance visuelle et olfactive fait que, pendant tout un temps, il est maintenu dans l'illusion qu'il n'est pas isolé et séparé d'elle.
Pour le bébé, un élément extérieur qu'on lui donne (doigt, objet) dans une main, par exemple, fait automatiquement partie de son être; il se l'approprie immédiatement et ne le lâche plus, sauf si un autre objet attire son attention, quoique souvent il essaye de tout vouloir garder en main.
Progressivement, il apprends qu'il y a un univers à l'extérieur de lui et qu'il est un élément comme les autres dans cet univers.
Le syndrome de la séparation s'installe sournoisement.
Petit à petit, le jeune enfant s'accommode de la séparation en la transformant en un jeu. Il tente d'attraper l'objet à l'extérieur de lui et cela programme toute sa vie. Il n'a ensuite de cesse de courir et tenter d'attraper ce qui le fascine, le motive pour combler l'angoisse de la séparation.
Lorsqu'il a attrapé l'objet de sa quête, soit il s'y accroche, soit il le laisse tomber pour une autre fascination.
L'être humain, sans en être conscient, tente sans cesse par les actions de sa vie de se rassurer par rapport à ce sentiment d'isolement et d'abandon qu'il ressent au plus profond de lui.
Les sens, les mots qu'il utilise maintiennent également cette séparation.
Le contact par la peau avec sa mère, par le goût du lait qui le nourrit et la reconnaissance visuelle et olfactive fait que, pendant tout un temps, il est maintenu dans l'illusion qu'il n'est pas isolé et séparé d'elle.
Pour le bébé, un élément extérieur qu'on lui donne (doigt, objet) dans une main, par exemple, fait automatiquement partie de son être; il se l'approprie immédiatement et ne le lâche plus, sauf si un autre objet attire son attention, quoique souvent il essaye de tout vouloir garder en main.
Progressivement, il apprends qu'il y a un univers à l'extérieur de lui et qu'il est un élément comme les autres dans cet univers.
Le syndrome de la séparation s'installe sournoisement.
Petit à petit, le jeune enfant s'accommode de la séparation en la transformant en un jeu. Il tente d'attraper l'objet à l'extérieur de lui et cela programme toute sa vie. Il n'a ensuite de cesse de courir et tenter d'attraper ce qui le fascine, le motive pour combler l'angoisse de la séparation.
Lorsqu'il a attrapé l'objet de sa quête, soit il s'y accroche, soit il le laisse tomber pour une autre fascination.
L'être humain, sans en être conscient, tente sans cesse par les actions de sa vie de se rassurer par rapport à ce sentiment d'isolement et d'abandon qu'il ressent au plus profond de lui.
Les sens, les mots qu'il utilise maintiennent également cette séparation.
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