Les 3 carottes.
1- La carotte du pouvoir Je peux enfin dominer d’autres moutons. Je me suis fait conférer de l’altérité sur eux. Ils me respectent et me craignent. Je me sens important dans mes fonctions. Je peux moi aussi me comporter en chef, donner des ordres et exiger obéissance. Je ne suis plus un quidam, un simple mouton anonyme. Je suis enfin quelqu’un. J’ai du poids. Je suis influent.
2- La carotte de l’argent
Avec ma promotion, je reçois les avantages financiers: bourse, meilleur salaire, bénéfices marginaux, voiture, logement, déplacements, comptes de dépenses... J’ai accès à l’information privilégiée qui rapporte bien... J’améliore mon train de vie, agrandis ma maison, change de voiture. J’impressionne les autres moutons. Je suis un exemple à suivre.
3- La carotte du prestige

Avec ma promotion, j’améliore mon score de prestige, de considération, de réputation: titre, diplôme, certificat, nomination, consécration, médaille, décoration, position, grade, distinction, honneurs... Je me distingue de la masse. Les médias parlent de moi. Même mes cartes de visite et mon papier à lettres témoignent de mon statut: PDG, MD, ph. D, directeur, évêque, chef, contrôleur, vérificateur, percepteur, responsable, ministre, Premier ministre, etc. Les autres moutons m’admirent, me respectent et me vénèrent. La carotte suprême: le paradis à la fin de mes jours. Et, à la fin de mes jours, je recevrai la carotte suprême, le droit au paradis pour l’éternité. À condition, bien entendu, que j’aie eu une vie exemplaire d’obéissance et de soumission et que j’accepte de mourir. Cette carotte est si grosse que ne peux l’obtenir de mon vivant. C’est une carotte post-mortem. Mais elle est tellement extraordinaire qu’elle mérite bien le sacrifice de toute une vie sur terre.
Bel, tu es un animal inconscient. Tu te crois pour un pauvre mouton, faible et sans défense, proie facile des plus forts et soumis à leur loi. Tu es condamné à travailler à la sueur de ton front, à combattre pour ta survie et finir par mourir. Laissé à toi-même, tu n’as qu’une seule certitude: mourir. Tu crois que la seule vérité est celle qui te parvient par tes cinq sens. Seule la matière importe. Tu crois tout ce qu’on te dit. On t’achète avec le pouvoir, l’argent et le prestige. Tu acceptes de survivre à condition d’être récompensé. Tu crois que les altérités ont vraiment un souci de ta protection. Tu as mis toute ta confiance en tes gouvernements sans te poser de questions. Même si tu es en désaccord, tu ne feras aucun bruit.
Bel tu es un peureux! Tu as peur de voir la réalité en face. Tu as peur de constater que tu t’es fait avoir. Tu as peur d’avouer que toute ta vie tu t’es trompé. Tu as peur de sortir du troupeau et de dire vraiment ce que tu penses. Tu as peur d’être différent et intègre avec toi-même. Tu as peur de démontrer que tu n’es qu’un peureux.
Bel, tu entretiens le syndrome de la victime et de l’impuissance parce que tu as peur. Tous les moutons autour de toi sont semblables à toi: ils ont tous très peur! La plupart des extraits ont été pris dans le livre de Ghislaine Lanctôt:
Bel tu es un peureux! Tu as peur de voir la réalité en face. Tu as peur de constater que tu t’es fait avoir. Tu as peur d’avouer que toute ta vie tu t’es trompé. Tu as peur de sortir du troupeau et de dire vraiment ce que tu penses. Tu as peur d’être différent et intègre avec toi-même. Tu as peur de démontrer que tu n’es qu’un peureux.
Bel, tu entretiens le syndrome de la victime et de l’impuissance parce que tu as peur. Tous les moutons autour de toi sont semblables à toi: ils ont tous très peur! La plupart des extraits ont été pris dans le livre de Ghislaine Lanctôt:
“Que diable suis-je venue faire sur cette terre ?”
http://www.consciencedupeuple.com/
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