Varices, STOP au Stipping.
Pour Traiter les varices, la méthode la plus utilisée, est le Stipping, c'est à dire, que l'on fait une incision, on crochète la veine concernée puis on arrache. Je vous laisse imagine le reste, et pas besoin d'avoir des cours en médecine pour se rendre compte, pourquoi, après l'intervention on vous donne 2, à 3 semaines de convalescence ainsi, un arrêt de travail et je passe les détailles esthétique !Mes dames, oui vous pouvez retrouver le sourire et vous réjouir de la technique du Dr Robert Müller.
La phlébectomie a révolutionné la chirurgie des varices. C’est le geste le plus fréquent en pratique quotidienne, isolé ou associé à un eveinage ou à une ligature de perforante. La phlébectomie moderne a été mise au point pour enlever les paquets variqueux apparents, indépendants ou associés à une pathologie des veines saphènes. Cette technique a été pensée pour la femme jeune. Elle est maintenant appliquée à tous les patients. C’est une véritable chirurgie esthétique des varices dont l’efficacité est incontestable.
HYGIÈNE DE VIE
Le sédentarisme est un facteur aggravant de l’insuffisance veineuse, alors que le mouvement a un effet bénéfique sur les réseaux veineux superficiel et profond, tout en soulageant l’insuffisant veineux d’une bonne part de ses symptômes.
L’intervention se déroule le plus souvent au cabinet médical, sans prémédication, dans des conditions d’asepsie simple.
· Marquage des varices : la réussite de l’intervention dépend de cette étape essentielle. Le patient se tient debout sur une estrade pour le repérage méticuleux des trajets variqueux et des perforantes. L’apport de la transillumination est utile. Occasionnellement, le marquage se fait à l’aide d’une sonde Doppler ou duplex (trajets cruraux, perforantes, etc.). La jambe peut alors être désinfectée.
· Anesthésie locale : elle a été révolutionnée par les techniques de tumescence. L’anesthésique est très fortement dilué dans du sérum physiologique ou de la solution de Ringer. La solution qui est utilisée s’inspire des techniques de liposuccion. Cette solution peut se conserver un jour au moins au réfrigérateur. On l’injecte, de préférence froide, en grande quantité, pour obtenir une tumescence des tissus. Cinq cent millilitres suffisent habituellement à effectuer trois interventions d’étendue moyenne.
Cette technique a plusieurs avantages : injection pratiquement indolore, absence de toxicité même lors de phlébectomies bilatérales très étendues, dissection du trajet veineux lors de l’injection paravasale, compression des tissus avoisinants qui diminue le saignement et prévient les hématomes, « rinçage » de l’hématome, la solution s’écoulant par les incisions dans les heures suivant l’intervention, effet analgésique prolongé.
Les inconvénients sont minimes : champ opératoire mouillé, exsudation des plaies post-opératoires, temps d’infiltration.
· Sclérose concomitante : pratiquée en début d’intervention, alors que les varicosités sont encore bien visibles, elle permet d’atténuer ou d’effacer les télangiectasies accompagnant les trajets opérés.
· Opération : elle est techniquement simple et requiert peu de matériel. Les incisions cutanées à la pointe du bistouri ou à l’aide d’une aiguille sont orientées verticalement (cuisse, jambe) ou selon les lignes de la peau (genou, chevilles). La varice, disséquée et saisie à l’aide du crochet, se détache aisément de son lit fibro-adipeux si celui-ci n’a pas été altéré par un épisode inflammatoire antérieur. On extrait tout le trajet variqueux en faisant coulisser la veine insuffisante interrompue d’une incision à l’autre. Aucune ligature veineuse n’est nécessaire. La suture des plaies ou l’application de pansements adhésifs sont superflues, étant donnée la taille dérisoire des incisions (1 à 3 mm). Un opérateur entraîné peut le plus souvent extirper la totalité des varices d’un patient en une seule séance.
· Pansement : après avoir nettoyé la jambe à l’eau oxygénée, on applique un pansement stérile absorbant sur les incisions, éventuellement renforcé par une compression sélective le long du trajet opéré. Les malléoles, les gouttières rétromalléolaires et la fosse poplitée sont protégées par un rembourrage (ouate) avant de poser la bande. La compression, dégressive des orteils à la cuisse, est assurée par une bande élastique robuste, un ou deux bas à varices ou encore une bande cohésive.
· Suites opératoires : le patient doit marcher dès la fin de l’intervention, ce qui constitue la meilleure prophylaxie thrombo-embolique. Les douleurs post-opératoires sont minimes. Le pansement sera changé après 48 heures. De brèves douches sont autorisées dès le 4e jour suivant l’intervention. L’arrêt de travail (au maximum de trois jours) n’est pas indispensable.
Attitude en fonction de certains événements :
- Grossesse
- Avant une première grossesse, la correction d’une insuffisance veineuse permettra d’aborder celle-ci dans les meilleures conditions de confort. C’est un moyen très efficace pour éviter les complications veineuses et les aggravations dramatiques que l’on constate, lorsqu’une grossesse s’est déroulée en pleine insuffisance veineuse.
- Après chaque grossesse, il faut faire le point et refaire un geste si nécessaire pour aborder la suivante dans les meilleures dispositions ou pour retrouver le confort nécessaire à la vie de tous les jours.
Les varices périnéales résiduelles après grossesse sont accessibles à la phlébectomie. Les varicosités en étoiles nécessitent une association chirurgie sclérothérapie. Les varices inesthétiques du pied peuvent être traitée par phlébectomie.
- La chirurgie en cours de grossesse est exceptionnelle. Elle ne se justifie que devant une complication ou une symptomatologie particulièrement invalidante.
- Ne pas attendre qu’une femme ait terminé ses grossesses pour s’occuper de ses jambes.
Ce raisonnement encore très répandu dans l’esprit des médecins doit disparaître. En effet, il est navrant de constater les dégâts après deux ou trois grossesses. Les résultats sont alors beaucoup plus difficiles à obtenir.
Le but est de redonner à une femme envie de montrer ses jambes.
BIBLIOGRAPHIE :
Muller R.,
"Traitement des varices par la phlébectomie ambulatoire" Phlébologie, 1966 : 19, 277-79.